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La santé auditive, un nouvel axe de qualité de vie au travail et de performance au service du management

Actualités

19.10.17

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2ème édition de la Semaine de la santé auditive au travail du 23 au 28 octobre 2017. A cette occasion, les experts du collectif JNA rappellent que si le bruit ne tue pas directement, il affaiblit l’homme dans ses capacités et impacte son état général de santé et son équilibre de vie.

Pour le Pr. André Chays, professeur ORL, membre de l’Académie de médecine et membre du comité scientifique de l’association JNA, organisatrice de cet évènement, « les oreilles c’est la vie ! ». Il est donc possible de maintenir cette source de vie. En intégrant les grands principes de la santé auditive à leur management quotidien, les managers ont alors un nouveau levier pour insuffler un dynamisme dans leurs équipes, éviter des crises interrelationnelles, et développer la qualité de vie au travail et in fine réduire les coûts sociaux.

La gêne du bruit au travail, une réalité non négligeable

Selon une récente étude IFOP-JNA réalisée en 2016, 8 salariés sur 10 se disent gênés par le bruit sur leur lieu de travail. Et cela ne concerne pas que les salariés du BTP et autres métiers dits exposés au bruit. Pour 94% des Français interrogés, le bruit a des effets directs sur leur santé. Selon une étude E&Y commandité par le Conseil National du Bruit, les coûts sociaux s’élèveraient à 43 milliards d’euros ; un montant corroboré par les résultats de l’enquête IFOP-JNA 2016 et ceux obtenus lors des audits des coûts cachés liés au bruit menés par l’équipe opérationnelle de l’association JNA.

La gêne du bruit au travail, une pollution insidieuse et toxique

Selon les préconisations de l’OMS, il serait sain de travailler dans des environnements sonores ne dépassant pas les 45 dB. Or, sur les espaces partagés, il n’est pas rare d’atteindre 70 dB lorsque tous les collaborateurs sont en pleine activité. Un brouhaha continu va créer un stress des cellules sensorielles de l’oreille perturbant la transmission des informations sonores au cerveau auditif. Ce dernier va alors produire plus d’effort. Apparaissent alors les effets dits extra-auditifs : fatigue, stress, nervosité, agressivité. D’autre part, au cours des différents audits réalisés par l’équipe de l’association JNA, les collaborateurs expriment souvent un sentiment d’envahissement.

Intégrer les bonnes pratiques de santé auditive permet aux managers d’apporter un nouveau souffle d’air à leurs équipes

Ce sujet du bruit et de la santé auditive est à investir collectivement et individuellement. Il peut faire partie des réunions collectives de travail. Mais c’est dans le management au quotidien que cela se passe.

Il est nécessaire de créer des indicateurs de suivi :

  • le mesurage (indicatif) à l’aide d’une application sonomètre ou demander un équipement en outils avertisseurs (lampes qui changent de couleurs en fonction du niveau sonore) ;
  • la mise en place et le respect de règles de vie collectives sur les espaces partagés : conversations formelles et informelles, le téléphone ; l’entrée sur l’espace partagé ;
  • la création de zones dédiées au phoning ;
  • l’autorisation collective de se mettre en retrait de l’équipe sans jugement pendant une durée donnée ;
  • une réflexion sur l’amélioration acoustique de l’espace (cloisonnettes, mobilier acoustique etc), de la circulation des collaborateurs sur l’espace.