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Comment choisir son appareil auditif ?

Appareil auditif

20.12.21

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Le choix de son appareil auditif dépend largement du problème d'audition à corriger, des options nécessaires (variables selon les besoins et le style de vie de la personne appareillée) ainsi que du budget disponible. Quelques éléments méritent une attention particulière, nous vous les présentons ici.

Éléments à considérer pour bien choisir son appareil auditif

Certaines règles valent dans la plupart des cas. La variété des situations fait pourtant qu'il existe toujours des contre-exemples et de bonnes raisons de privilégier des modèles différents pour des personnes différentes. Demandez dans tous les cas conseil à votre audioprothésiste, il saura vous renseigner en tenant compte de votre situation particulière

Choisir le type d'appareil auditif le plus adapté à sa surdité

Trois options s’offrent à vous. Chacune influence directement la façon de mettre son appareil auditif dans l’oreille :

  • Intra-auriculaire (ou ITE, pour in the ear) : plus petit et discret, il convient avant tout aux surdités légères à moyennes.
  • Contour d'oreille (ou BTE, pour behind the ear) : plus imposant, il a l'avantage d'être résistant, facile à manipuler et de convenir à tous types de pertes d'audition.
  • Micro-contour d'oreille (ou RIC, pour receiver in canal) : il s'agit d'un appareil contour à écouteur déporté. Plus discret qu'un BTE, il propose généralement un son de meilleure qualité grâce à l'embout placé directement dans le canal auditif, tout en convenant également à tous types de surdités.

Options : nécessaires ou accessoires ?

Les options sont à choisir en fonction du style de vie de la personne appareillée, mais également du type de surdité constaté. Certaines sont indispensables lorsque d'autres sont simplement pratiques, voire inutiles selon les cas. Là encore, tout dépend de la situation. Les appareils de classe I doivent proposer au moins trois options de base, l'audioprothésiste est là pour s'assurer que les plus bénéfiques sont incluses (par exemple un générateur de bruits anti-acouphènes pour une personne souffrant d'acouphènes, une connectivité Bluetooth pour faciliter les appels téléphoniques, etc.). 

Choisir plus d’options est aussi une question de budget. Le remboursement des appareils auditifs est en effet total pour les aides de classe I (appareils auditifs les moins chers), avec un reste à charge variable et plus ou moins important pour les appareils de classe II, généralement mieux fournis en options. 

Appareil rechargeable ou à piles ?

Longtemps soumis au changement régulier de leurs piles, les appareils auditifs existent désormais également avec batterie rechargeable. Les piles ont l'avantage de durer plusieurs jours (de une à 3 semaines selon les modèles) mais impliquent de toujours avoir un jeu de piles de rechange avec soi, de ne pas savoir quand l'appareil va s'éteindre et de devoir les jeter dans des containers dédiés. 

La batterie rechargeable permet d'éviter un grand nombre de manipulations, ce qui est un avantage certain pour les personnes souffrant de problèmes de vue et/ou de mobilité. Il suffit en effet de poser ses appareils auditifs sur la base de recharge pour une charge complète en quelques heures (3 ou 4 en moyenne) et une autonomie d’environ 24 heures. Il n'est pendant ce temps pas possible d'utiliser les aides, qui peuvent néanmoins être chargées durant la nuit. Les appareils rechargeables sont par ailleurs en moyenne plus chers et pas toujours adaptés aux surdités lourdes.